Le camps No Border de fin Juin 09 n'a pas provoqué d'amélioration radicale de la situation et des positions du gouvernement. Néanmoins celui-ci a amené davantage de militant-e-s politiques à assurer une présence sur le terrain, en plus des associations humanitaires.
Les besoins humains sur place restent important. Deux numéros de téléphones sont dédiés à l'organisation, n'hésitez pas à prendre contact :
- 06.77.94.44.76
- 06.34.81.07.10
Alors que Besson a annoncé le "nettoyage" des Jungles de Calais et de la côte d'ici fin 2009, le Haut Commisariat aux Réfugiés (HCR) et France Terre d'Asile (FTDA) sont arrivés sur place en vue d'"informer" les personnes migrantes.
Pour autant les actions des forces de l'ordre ne se font pas attendre. Déjà durant le camp No Border, le squatt des palestiniens avait été vidé près du port. Le 2 Juillet, les policiers détruirent le squatt des Erythréens près du channel, et arrêtèrent 11 d'entres eux. Quelques jours après, de nouveaux accords franco-britanniques furent présentés, le renforcement du dispositif sécuritaire sur place prenait son envol. Alors qu'un charter est annoncé pour fin Juillet, c'est 25 personnes afghanes qui sont arrêtées par des personnes en civil.
Le 13 juillet a lieu le conseil des migrants, auquel ces derniers ne sont toujours pas conviés. Pour l'occasion, un rassemblement de militant-e-s No Border a lieu devant la mairie, provoquant ainsi la discussion avec des membres de l'association SALAM dont les positions créent la controverse. Dans la journée, un des militant-e-s présent-e-s fut mis en garde à vue pour outrage. Le 14 juillet, c'est un autre militant qui reçoit le même sort, suite à une discussion avec Mme BOUCHART, maire de Calais. Parallèlement, la destruction de la Jungle plane toujours et serait prévue pour le 21 Juillet, date démentie immédiatement par les autorités.
Le 20 Juillet, un meeting entre le préfet BOUSQUET et les associations humanitaires est prévue à la préfecture. Les militant-e-s No Border sont au rendez vous et marquent leur opposition aux projets du gouvernement.Une action à l'ambassade de France a lieu à Londres en même temps. Un charter Franco-Britannique est annoncé pour le 24 Juillet (Voir ici et là).
Tandis que le charter paraît "annulé", de nouvelles arrestations (Voir iciet là) ont lieu sur place ainsi qu'une forte mobilisation de la police. Une présence permanente de militant-e-s est organisée dans les différents lieux où habitent les personnes migrantes. Le 24 juillet, une action en solidarité avec les personnes migrantes est organisée à Vienne devant l'ambassade de france.
Le 30 juillet, c'est deux réfugiés politiques qui sont arrêtés et matraqués alors qu'ils étaient installés devant la mairie. Voir ici, là et là.