Depuis plusieurs années maintenant, on impute au téléchargement illégal sur Internet la responsabilité de la chute des ventes de disques et de DVD. Au strict regard du droit, cette accusation est infondée puisqu'à ce jour, aucune preuve mettant en lumière le lien de cause à effet n'a pu être établie. Ca ne reste, pour le moment, que des présomptions. Pour utiliser, une nouvelle fois, une image c'est comme lorsque l'on voit un chien couvert de blessures. On accuse de suite ses propriétaires de le battre alors que dans la réalité, on n'en sait strictement rien et nous n'avons aucune preuve permettant de justifier cette accusation. Ce chiot peut être couvert de blessure parce qu'il est bagarreur. Autrement dit, la chute des ventes de disques et de DVD peut être due à une baisse de budget, au nombre de RMIstes croissant (plus de RMIstes = moins de consommateurs de produits culturels : pas assez d?argent), etc.
Bien sur, les pistes du nombre grandissant de chçmeurs et RMIstes et/ou de la baisse du pouvoir d'achat n'ont pas spécialement été considérées comme plausibles ! Non, la chute des ventes, c'est à cause du téléchargement illégal. Un point c'est tout ! Ce qui amène donc à une nouvelle question : pourquoi les gens téléchargent illégalement ? J'ai mon idée la-dessus : 8% de chçmeurs 17% de SMICards environ 20% de RMIstes. Au final, ça donne un bon paquet de personnes (trop !) qui touchent moins de 1000 euros/mois. Dès lors, avec l'inflation et la baisse du pouvoir d?achat, les consommateurs doivent faire des choix et se priver de certaines choses : 20 euros pour un CD, ou bien 20 euros pour la bouffe, les factures, etc. Cependant, bien qu'ils n'en aient pas les moyens, ces consommateurs, ces gens, ont aussi besoin de culture et de divertissement. Ou trouver du culturel quand on n'a pas assez d'argent ? Sur Internet pardi !
Pour remédier à cette situation de crise et tenter de limiter la casse et ne sachant pas comment s'y prendre avec le phénomène Internet, l'industrie culturelle (surtout musicale) s'est alors appuyée sur du solide, sur du « lourd ». Pour cela, elle a développée une multitude d'offres commerciales et promotionnelles autour d'artistes reconnus via des best of, des compilations, des « prix cassés »? Ou comment consolider ses bases. Ensuite, elle s?est appuyée sur ce qui faisait le succès de ces artistes : quelques accords de guitare acoustique appuyés par de l'électrique, du piano, des violons. Enfin, aux vus du succès des chansons contenant ces 3 éléments musicaux, l'industrie culturelle s'est alors empressée d'en mettre à toutes les sauces en chantant l'amour(avec un gros t'A). C'est ainsi qu'on se retrouve avec une rythmique Obispo chez Garou, ou encore une rythmique Lavoine chez Bruel (ou l'inverse, qu'importe c'eszt d'la merde). C'est ce qu'on qualifie de « musique formatée ».
Enfin, n'oublions pas non plus un autre élément important : au départ distributeur de produits culturels, l'industrie culturelle s'est muté en vendeur de produits culturels.
Le candidat en avait fait un thème de campagne. Le Président se veut (très) alarmiste : « si on continue comme ça, on va tuer la culture ».
Alors Merci aux pirates pour cet euthanasie, car
"cette culture" souffre trop, aidons là a en finir.
Vince Vicious.
PIRATE BAY %)